Par delà le bien et le mal par Ashanti

Le bien et le mal sont deux aspects antagonistes fondamentaux, nécessaires à la création dans le monde physique. Ces forces s’appuient l’une sur l’autre et se complètent. De leur synthèse naît l’équilibre.

Ces deux termes archaïques sur lesquels repose l’ensemble de notre code moral sont en vérité deux appellations réduites de deux courants d’énergie, l’un tendant vers l’expansion, l’autre vers la contraction.

Si l’on dépasse le contexte moral reposant sur une conception de jugement de ces deux termes structurant notre vie et notre société, nous pouvons aussi considérer un autre aspect, fondamental, inhérent à l’évolution de tout être humain qui est celui du Temps.

Au lieu de nous demander si ce que nous faisons est bien ou mal, nous pouvons nous demander de quelle manière nous employons notre temps.

Le Temps est un facteur délimité dans une vie humaine. Dès sa naissance, chaque être humain dispose d’un quota de temps déterminé pendant lequel il peut mettre à profit son expérience terrestre pour avancer sur son chemin d’évolution. Celui-ci est propre à chaque être en fonction de ses croyances, de son statut social et de son besoin d’accomplissement personnel.

Alors que le jugement lié à la notion de bien et de mal est limitatif car sous-tendant un sentiment de culpabilité, la considération de se demander comment nous employons notre temps relève d’une dimension élargie ouvrant sur un aspect différent du sens donné à la vie.

Nous ne sommes pas uniquement sur Terre pour réparer les erreurs commises dans d’autres vies, nous nous sommes incarnés essentiellement pour « apprendre ».

Cet apprentissage est la clé d’accès à cet horizon bouché par les multiples croyances et préceptes inculqués et acceptés comme vrais dans des vies où l’évolution de la conscience collective ne pouvait encore dépasser les limites qui la maintenaient dans les paradigmes de son temps.

Ne perdons donc plus de temps à nous blâmer, nous ou autrui, ou à considérer que nous pourrions faire « mieux ». Envisageons plutôt avec reconnaissance le temps qui nous est donné, par delà les difficultés que nous rencontrrons à certains moments et grâce auxquelles nous pouvons développer notre connaissance de nous-mêmes et de la Vie.

En soi réside le Tout. Cette phrase simpliste en apparence contient la clé qui déverrouille la porte donnant accès à la Liberté et aux mondes d’où nous venons. Maintenir notre conscience dans la dualité nous fait repasser par les mêmes chemins, encore et encore.

Arrêtons-nous un instant, prenons le temps de tourner notre regard à l’intérieur de nous-mêmes. Nous découvrirons alors comment et pourquoi l’autre est un reflet de nous-mêmes, un précieux miroir grâce auquel nous pouvons accéder à ces parts enfouies en nous qui demandent à être reconnues, comprises, aimées et libérées.

Quel que soit le temps que prend ce travail intérieur, il est important, crucial même si nous voulons véritablement pouvoir vivre libres et heureux.

La première chaîne à libérer est celle de l’illusion !

Le monde entier, tel que nous le connaissons, repose sur une forme d’illusion. Ce qui est réel est la nature, la teneur de notre aptitude à vibrer la fréquence d’Amour et de Joie, quelles que soient les circonstances. Nous réalisons alors que cet Amour simple et désintéressé est simplement l’expression de la Vie elle-même !

Et surtout, n’oublions pas que dans ce processus, la Vie nous accompagne constamment en pourvoyant à tous nos besoins. Nous sommes constamment divinement guidés, soutenus et aimés.

Remis par l’auteur à la Presse Galactique

 2,007 

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