par Norbert

Qu’est-ce que l’ego, à quoi sert-il. Pourquoi la plupart des personnes s’identifient à leur ego. Comment prendre du recul vis-à-vis de ce dernier et enfin que devient son utilité dans un monde de cinquième dimension.

L’ego, a certainement pu être, dans un monde binaire un outil vital et indispensable de survie, permettant à l’homme d’avoir une image forte de lui-même, ceci afin d’aider ce dernier à prendre rapidement des décisions. Dans l’évolution, c’est son ego qui au fil des millénaires a permis à l’homme de s’affirmer, de descendre des arbres, quitter la savane, se reproduire et finir par peupler la planète, pour en devenir l’espèce dominante dans un monde de compétition plus ou moins hostile.

Dans la dualité, l’ego est une sorte d’outil primaire qui nous distingue, un raccourci que le mental met en place pour qu’à partir d’un nom, d’une personnalité, de croyances …  un humain s’identifie à ce qu’il pense être de lui-même.  L’ego est un état d’esprit qui l’individualise, lui fait prendre conscience de sa propre réalité physique et psychique, que le mental informe et auto-alimente à chaque utilisation. Dans l’évolution, le mental et l’ego sont en quelque sorte deux cousins germain qui se donnent la main, et qui ont besoin l’un de l’autre pour fonctionner.

L’ego à notre époque se traduit surtout au-travers une certaine image de soi que l’on veut donner aux autres, ainsi qu’à soi-même d’ailleurs par réflexion.  Notre ego c’est le désir de nous faire-valoir et de donner à autrui un certain portrait valorisant de notre personnalité, de notre apparence physique, de notre façon de penser ou d’agir. Ceci dans un but permanent de paraître, qui veut nous mettre en valeur aux yeux des autres et de nous même, ce qui pourrait être assimilé à une forme d’orgueil qui s’insère dans l’ego.

Le chemin est ténu pour ne pas se laisser prendre au jeu et tomber dans un piège, en finissant par nous identifier exclusivement à notre ego, et donner donc à ce dernier une place trop importante, qui nous noierait dans la dépendance de cette image que nous voulons donner aux autre.  L’ego surdimensionné peut alors devenir pour certains comme une drogue et se comporter en véritable tyran, pour finir par faire de ceux qui y succombent de véritables égocentriques, esclaves de leur propre image, comme on peut en rencontrer beaucoup sur certains réseaux sociaux, ou dans les milieux de la finance ou de la politique. Cela risque de les laisser prisonnier toute leur vie d’un ego qui n’existe finalement en eux que dans la mesure où leur mental les trompe et les incite à s’identifier exclusivement à ce dernier.  L’homme devenant alors dans le même temps, son bourreau et sa propre victime.

A la venue prochaine d’un monde d’amour de cinquième dimension, l’ego agissant alors comme un véritable piège limitatif n’a plus sa place. Il est devenu même un instrument perturbateur qui freine la prise de conscience de la véritable dimension de l’homme dans la création.  Il est alors indispensable de regarder l’ego de manière détachée, en spectateur quelque peu curieux et amusé, l’observer un peu comme un mirage, qui reflète une illusion limitative, extérieure à l’authenticité de ma réelle dimension identitaire.

Dans le chemin de l’évolution, doit-on faire appel à l’ego, pour l’initier à sa propre disparition dans une sorte de démarche intellectuelle volontaire. Un acte qui prétendrait l’identifier, le cibler pour finir par le saborder, le mettre en quelque sorte une dernière fois à contribution, pour finir par choisir de le fondre, comme un outil devenu maintenant obsolète, dans cette conscience énergétique d’amour universelle.

Vouloir rentrer dans une lutte frontale avec l’ego est une démarche utopique qui au contraire le légitimerait et lui donnerait encore plus de force pour rentrer en résistance et au final le consoliderait dans son emprise identitaire.

La meilleure solution ne serait-elle pas plus qu’un acte de renonciation volontaire, le laisser au contraire se dissoudre dans un acte de détachement inconscient, spontané et progressif sans rejet frontal. Un lâcher prise, associé obligatoirement en simultané à une prise de conscience certaine de l’existence d’un moi authentique, beaucoup plus vaste et qui nous relie tous les uns les autres. En laissant l’ego se dissoudre dans une sorte de détachement d’amour ascensionnel, cela aura pour conséquence le moment de bascule venu, de voir l’ego s’effacer naturellement, et finir par disparaître de lui-même. Il laissera alors descendre et prendre place, un véritable moi beaucoup plus vaste, qui nous fusionnera avec l’unité de la création. Ceci pour finir par assimiler que l’autre n’est qu’une partie de soi-même, et que cette partie nous la partageons tous ensemble. Il n’y a aucune sorte d’exception, avec ou sans ego, il faut assumer nous sommes tous un, le reste, la différence, n’est qu’une question de prise de conscience et de réalisation spirituelle.

Norbert

Remis par l’auteur à la Presse Galactique

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